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Pressemitteilungen

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Suisse : Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme saluent l’obtention du statut de réfugié de M. Hugues Fouatie Fotsing, ressortissant camerounais.

Genève / Fribourg / Douala 23 octobre 2012. Le CCSI/SOS Racisme, Pink Cross, Sarigai, le CAFri, le MDDHL, le REDHAC et l’OMCT ont été informés de la décision de l’Office fédéral suisse des Migrations (ODM), d’accorder le statut de réfugié à M. Hugues Fouatie Fotsing, ressortissant camerounais recherché par les autorités de son pays en raison de son orientation sexuelle.

Un homosexuel rejeté de tous côtés
Hugues, électrotechnicien de formation, vivait à Douala au Cameroun et y était propriétaire d’un commerce avant sa demande d’asile en Suisse. Tout commence en été 2010, lorsqu’il est surpris avec son ami et dénoncé pour homosexualité à la police et aux voisins du quartier. Le couple est alors insulté de « pédé » et frappé par les voisins, sans compter sur la destruction du commerce d’Hugues. Tandis que Hugues réussit à se cacher puis à fuir en bateau, son ami est quant à lui arrêté et incarcéré par la police à Douala. L’homosexualité est, en effet, interdite au Cameroun et punie par l'article 347 bis du Code de procédure Pénal lequel prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour toute personne ayant « des rapports sexuels avec une personne de son sexe »

Une demande d’asile difficile
Une fois arrivé en Suisse, Hugues y demande l’asile en septembre 2010. En novembre, l’ODM rejette sa demande en jugeant ses propos non crédibles : « Bien qu’il soit conscient depuis longtemps des risques liés à l’homosexualité dans son pays, il n’est pas crédible que le requérant et son ami se soient laissés aller à des ébats, (…) sans prendre de précaution pour éviter d’être surpris ». L’ODM estime que Hugues devait cacher son orientation sexuelle et prononce, de ce fait, son renvoi au Cameroun. Un recours est ensuite interjeté auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF), mais sans succès : « le recourant n’a rendu vraisemblable ni son homosexualité ni, partant, ses craintes de subir des représailles en raison de ses préférences sexuelles ». Ainsi, le TAF confirme la décision de l’ODM et juge que l’homosexualité de Hugues n’est pas prouvée.

En 2011, Hugues se retrouve en détention administrative en vue de renvoi. À l’occasion d’une manifestation contre son renvoi, Hugues écrit depuis la prison : « Je suis Camerounais, parti de mon pays en catastrophe suite aux persécutions et à la dénonciation de la population du fait de mon orientation homosexuelle et avec par la suite la destruction de tous mes biens, preuve à l’appui. Réfugié sur le territoire Suisse pour une protection d’asile, je me trouve donc incarcéré à la prison centrale de Fribourg, comme motif : refus de rentrer chez soi et obligation forcée et préparée dans les prochains jours. »

En août 2011, suite à des articles dans la presse concernant le renvoi de Hugues, une demande de reconsidération, qualifiée par l’ODM comme deuxième demande d’asile, est introduite. De nouvelles preuves et documents ont pu être ajoutés au dossier grâce au soutien de diverses organisations de défense de droits de l’homme et d’homosexuels.

Afin de pouvoir documenter et renforcer de manière significative la demande de reconsidération adressée par M. Fouatie Fotsing aux autorités suisses compétentes, l’OMCT a pris contact avec deux membres du Réseau SOS-Torture au Cameroun, le MDDHL (Mouvement de Défense des Droits Humains et des Libertés) et le REDHAC (Réseau des Défenseurs des Droits Humains de l’Afrique Centrale). Il a ainsi été possible de démontrer la véracité de certains faits avancés pas M. Fouatie Fotsing et qui n’avait pas été considérés comme crédibles par l’ODM et de produire une lettre de soutien détaillant les conditions de vie pour les personnes homosexuelles au Cameroun ainsi que la situation particulière de M. Fouatie Fotsing dont le cas avait de surcroit été médiatisé.

Suite à cette demande, l’ODM a ordonné en août 2011 de renoncer à l’exécution du renvoi, Hugues a été libéré et a été convoqué à une deuxième audition à l’ODM. C’est en octobre 2012 que Hugues obtient finalement le statut de réfugié et la protection qui s’ensuit.

Cette décision de l’ODM est d’autant plus réjouissante qu’en mars 2010, notre parlement a rejeté une motion de Kathrin PRELICZ-HUBER qui demandait la reconnaissance de la persécution en raison de l'orientation sexuelle. Afin de garantir le même droit à toutes les personnes LGBT*I (Lesbien, Gay, Bisexuel, Transgenre ou Intersexe) demandant l’asile en Suisse, les organisations LGBT*I et de défense des droits des immigré.e.s continueront à revendiquer et à se battre pour une modification de la loi sur l’asile. Ceci est vraiment nécessaire si l’on sait qu’entre 1993 et 2007, seules 4 demandes d’asile pour persécution liée à l’orientation sexuelle ont été acceptées parmi les 90 déposées.

Les organisations susmentionnées se félicitent donc du revirement d’opinion pris par l’ODM en faveur de M. Fouatie Fotsing. Néanmoins, chaque semaine, des organisations comme Pink Cross sont confrontés à des histoires d’hommes gays, ayant fuis leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle. Presqu’à chaque fois, il faut documenter et attester de l’homosexualité du requérant par une attestation d’un médecin psychiatre et presque à chaque fois également, l’injonction à cacher son orientation sexuelle, y compris pour des pays prescrivant la peine de mort en cas d’acte homosexuel, est utilisé pour débouter la personne… Nous rappelons à nos autorités que l’homosexualité n’est pas une maladie et que devoir fournir une preuve matérielle de son orientation sexuelle est contraire au droit au respect de la dignité des personnes !

Nous souhaitons attirer l’attention des autorités sur l’importance de prendre en considération les demandes d’asiles déposées en raison de l’orientation sexuelle d’un individu, et plus généralement sur l’ensemble des cas LGBT*I et les risques sérieux encourus par certains d’entre eux si renvoyés dans leur pays d’origine. L’accès libre et sans restrictions à vivre pleinement son orientation sexuelle est un besoin primordial de chaque être humain, tout comme boire et manger. Nous invitons notre pays, nos autorités à entrer dans le cercle des pays qui reconnaissent ce droit, en tant que droit humain et ce faisant d’ouvrir un droit à l’obtention de l’asile.

Rappel des faits (presse) :

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

  • Hugues Fouatie Fotsing – Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können. - 078 852 91 42
  • Mirjam Brunner – CCSI/SOS Racisme - Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können. – 078 759 78 66
  • Pierre-Henri Golly – OMCT – Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können.
  • Pierre-André Rosselet – Pink Cross - Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können. - +4144 267 60 33
  • Alicia Parel – Pink Cross – Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können. - +4179 796 28 67
  • Claudia MEYER – Sarigai – Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können. – 41 79 610 59 37

Gleich drei Führungspersonen verlassen ihre Funktionen bei Pink Cross. Am Donnerstag (12. April 2012) wurden sie mit einem Apéro im Bundeshaus verabschiedet. Für ihre Arbeit, insbesondere im Zusammenhang mit der Stiefkindadoption, erhielten sie grossen Applaus von den Anwesenden.

Etwas unsicher standen der ehemalige Pink Cross Präsident, Pierre André Rosselet, Ex-Finanzchef Martin Bräm und Noch-Geschäftsführer Uwe Spilttdorf in der „Galerie des Alpes“ im Bundeshaus und nahmen den Applaus der geladenen Gäste entgegen. Soeben hatte die Berner SP Nationalrätin Margret Kiener Nellen geschildert, wie sich Uwe Splittdorf und das ganze Leitungsteam von Pink Cross mit viel geschickter Lobby-Arbeit dafür eingesetzt hatte, dass der Ständerat seiner Kommission folgte und vom Bundesrat fordert, dass die Stiefkindadoption für gleichgeschlechtliche Paare möglich wird.

Der eher konservative Ständerat hat diesem Ansinnen schliesslich knapp zugestimmt. Ohne die Lobby-Arbeit von Pink Cross wäre es nie zu diesem Resultat gekommen, zeigte sich Kiener Nellen überzeugt. In der Zwischenzeit hat auch der Bundesrat seine Meinung geändert und ist nun auch für das Anliegen. Nun gilt es nur noch den Nationalrat zu überzeugen. Voraussichtlich im Herbst kommt das Thema in der Grossen Kammer zur Sprache.

In kurzen Ansprachen würdigten Vertreterinnen und Vertreter des EDA, der Lesbenorganisation LOS und der US-Botschaft in der Schweiz das Engagement von Pink Cross und besonders der Führungscrew um Pierre André Rosselet und Uwe Splittdorf für die Rechte der Schwulen und damit für die ganze LGBT-Gemeinschaft. Von US-Seite wurde auf die Bedeutung der Schweiz im Bereich Menschenrechte für Schwule hingewiesen, etwa durch den Umstand, dass der „Kreis“ während Jahren die einzige Publikation in Europa war, die sich für die Rechte von Schwulen einsetzte.

Der Apéro bot aber auch Gelegenheit, neue Kontakte zu knüpfen. Noch immer ist viel zu tun, bis Lesben und Schwule so selbstverständlich gleichberechtig in der Gesellschaft leben wie Heterosexuelle.

Christoph Stutz
Co-Präsident Pink Cross

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Dans l´optique de la Journée mondiale du sida, l´OFSP fait paraître une nouvelle brochure destinée aux homosexuels. Il livre ainsi un éclairage et des informations de première main sur des faits d´actualité et des évolutions en relation avec le VIH et la santé sexuelle. La brochure de 52 pages peut être commandée dès à présent dans le shop de l'ASS ou téléchargée là comme PDF.

Peter Halbheer | Verband & Fonds | Association & Fonds
Aids-Hilfe Schweiz | Aide Suisse contre le Sida | Aiuto Aids Svizzero
www.aids.ch

Vom 22. bis 25. September 2011 besucht Papst Benedikt XVI Deutschland. Vorbei sind allerdings die Zeiten, als Deutschland jubelte: „Wir sind Papst“. Und für uns Schwule ist der Deutsche Papst ohnehin ein Ärgernis: Für ihn ist Homosexualität weiterhin eine schwere Sünde. Bei den eigenen, pädophilen Priestern ist das Verständnis dagegen grösser.

Der Besuch in Deutschland muss für den Papst eigentlich eine Strafaufgabe sein. Da tritt ihm der deutsche Bundespräsident Christian Wulff entgegen, zwar ein Katholik aber in Sünde lebend. Schliesslich ist er geschieden und wieder verheiratet. Zur Kommunion zugelassen ist das Staatsoberhaupt Deutschlands darum nicht. Nicht viel besser ist es mit der deutschen Kanzlerin Angela Merkel. Die ist protestantisch und auch die ist zum zweiten Mal verheiratet. Und schliesslich der Regierende Bürgermeister von Berlin, Klaus Wowereit: Der ist nämlich schwul, also auch ein schwerer Sünder in den Augen des Papstes und, Wowereit findet das auch noch gut.

Die kurze Aufzählung zeigt, wie weit sich die katholische Kirche von den Realitäten der Welt selber entrückt hat. Und damit bringt sie viele Schwule, die sich auch als Christen verstehen und sich zum katholischen Glauben bekennen in grösste Not. Statt Verständnis erfahren sie Ablehnung. Noch dramatischer ist die Situation für die katholischen Geistlichen, die schwul sind. Sie sollen etwas verkündigen, für einen Glauben einstehen, der ihr eigenes Sein als schwere Sünde bezeichnet, was im katholischen Verständnis nichts anderes bedeutet, als dass sie nach dem Tod in der Hölle schmoren werden. Der Rat der katholischen Kirche an alle Schwule: Wenn ihr schon schwul seit, dann dürft ihr eure Sexualität nicht leben, wenn ihr gottgefällig sein wollt.

Etwas anders ist es dagegen bei den Priestern, die sich an Kindern und Jugendlichen vergehen. Hier ist sie (oder war sie es zumindest) bereit, den Mantel des Schweigens auszubreiten. Keine Anzeigen bei den zivilen Behörden beispielsweise. Viel Verständnis für die Nöte der Priester. Schon etwas weniger für die Nöte der Opfer - wenn überhaupt. Salbungsvolle Worte helfen Opfern nicht, sondern verhöhnen sie letztlich gleich nochmals. Erst nach heftigstem Druck ist die katholische Kirche zaghaft bereit, diesem Verbrechen an der sexuellen Integrität der Kinder und Jugendlichen ins Auge zu sehen.

Die Forderungen von Schwulen, aber auch von andern offenen Katholiken sind eigentlich klar: Akzeptanz von Homosexualität als eine Form der sexuellen Ausprägung des Menschen. Jesus hat bekanntlich 12 Jünger um sich gescharrt, alles Männer, keine Frauen. Vielleicht lohnt es sich einmal, darüber nachzudenken, auch für den Theologen Joseph Ratzinger, seit dem 19. April 2005 Papst Benedikt XVI.

Pink Cross Medienmitteilung vom 22. September 2011

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GENÈVE, 20 SEPTEMBRE 2011 - Le Groupe sida Genève a soumis un questionnaire aux candidats romands aux élections fédérales du 23 octobre prochain. Celui-ci porte sur huit enjeux majeurs de la lutte contre le sida au niveau national et international. Près d'un candidat sur sept y a répondu.

Le questionnaire
Anticipant les principaux enjeux de ces quatre prochaines années (assurances, migration, coopération), le Groupe sida Genève a souhaité connaître la position des candidates et candidats romands au Conseil national et au Conseil des Etats, vis-à-vis des problématiques de portée nationale et mondiale liées au VIH/sida.

Taux de participation
Envoyé à 820 candidats romands au mois d’août dernier, ce questionnaire a été rempli par 112 répondants au 12 septembre 2011: près d'un candidat sur sept a ainsi fait valoir ses positions.

Quelques résultats

  • 96% des répondants se prononcent contre l’exclusion des personnes séropositives de la couverture d’assurance privée (complémentaire santé, assurance perte de gain, assurance vie), qui constitue pourtant la pratique courante à l'heure actuelle envers les patients chroniques.
  • 9 répondants sur 10 plébiscitent une loi fédérale interdisant les discriminations.
  • Deux tiers des répondants (64%) se disent également en faveur de la dépénalisation de la transmission du VIH ou de l'exposition au virus lors de relations occasionnelles consenties. La Suisse a l'une des législations les plus sévères en la matière et à ce jour une cinquantaine de condamnations ont été prononcées dans notre pays à l'égard de personnes séropositives.
  • Les récentes crises financières ont eu des effets dévastateurs sur le financement de l’aide au développement. La taxe Robin des Bois sur les spéculations de change, visant à pallier ces effets pour financer les urgences sociales et environnementales parmi lesquelles la lutte internationale contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a été plébiscitée par 101 répondants (90%) alors que 8 s'y disent opposés.
Tous les résultats détaillés par candidat, par canton et par parti sont publiés sur: www.groupesida.ch/federales2011

Pour tout complément d'information: Deborah Glejser, porte-parole Tel. 078 605 13 39 / Diese E-Mail-Adresse ist gegen Spambots geschützt! Sie müssen JavaScript aktivieren, damit Sie sie sehen können.

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17. Mai: Internationaler Tag gegen Homophobie und Transphobie

Jede Diskriminierung ist ein Irrweg

Anlässlich dem 17. Mai, der Internationaler Tag gegen Homophobie und Transphobie, tragen wir gemeinsam den Hut weil es so auch leichter ist !

Person ausländischer Herkunft, Lesben und Schwulen, Behinderten und Kranken, Frauen, Muslimen und Juden, Transgender Frauen und Männer sowie ältere Menschen, jeder verdient Respekt.

Es ist in keinen Fall annehmbar, verschiedene Formen der Diskriminierung als mehr oder weniger akzeptabel zu klassieren.

http://www.campagne17mai.ch/

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Sarigai à Radio Fribourg / Radio Freiburg

Les émissions du radio journal de Radio Fribourg en français ont parlé de Sarigai.

Trois différentes émissions peuvent être écoutées sur le site de Radio Fribourg :

Une émission de Radio Fribourg en allemand est aussi disponible ici.

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Décision du Tribunal Cantonal valaisan du 29 mars 2010: L’irrecevabilité des plaintes n’est que partielle, l’instruction pénale continue.

Le 15 juillet 2009 et après, 42 personnes représentant toutes les associations LGBT romandes et faîtières ou nationales déposaient plaintes pénales contre les propos homophobes publiés le 17 mai et le 3 juin 2009 par la direction des Jeunes UDC du Valais romand et constamment revendiqués depuis, jusque dans leur dernier communiqué du 30 mars 2010. Ces plaintes sont notamment motivées par les nombreuses attaques, toujours plus violentes, que les plaignants ont eu à subir de la part des personnes mises en cause.
Pour mémoire, les plaignants ont été présentés régulièrement sur Internet en des termes particulièrement choquants, qui constituent des discriminations massives et systématiques à l’encontre des personnes homosexuelles. Les plaignants y sont en effet montrés comme une « milice multicolore », ou encore « fer(e) de lance des associations d’emplumés déviants du Valais », « tatas », « folles revendiquantes », « folles furieuses », « Lobby inverti comme prêcheur (…) amoindrissant », « premier pleurnichard venu », « la milice pédoncule » ou les « tarlouzes ».
Dans l’optique des auteurs de ces propos, « la milice pédoncule » ne sert qu’à « punir pénalement ceux qui n’ont pas envie de se laisser enc… ». Les « pédoncules » dans le vocable retenu, ou également « tarlouzes », sont présentés comme des « malades psychiatriques », victimes de « déviance maladive (…) obligé[s] d’étaler aux yeux de tous [leurs] abominations », comme des « détraqué[s] criant haut et fort sur tous les toits qu’il[s] aime[ent] trafiquer les boites à outils semblables à la votre (sic) ».
C’est donc là le sens du mot « déviant » systématiquement utilisé dans les communiqués de presse et autres interventions publiques des Jeunes UDC du Valais romand.
Les plaintes déposées relèvent aussi, selon les personnes mises en causes, de « pratiques gestapistes » du « lobby khmer rose » et sont destinées à détruire la liberté d’expression. La référence à la GESTAPO, venant après des propos illustrés par la couverture de Mein Kampf, est spécialement ignominieuse lorsque l’on se souvient que la GESTAPO a été reconnue comme organisation criminelle à Nuremberg et a pratiqué la torture systématique et la déportation de dizaines de milliers de personnes homosexuelles.
Tous les propos visant les plaignants cherchent à montrer que les personnes homosexuelles n’ont pas la qualité d’êtres humains et que l’on peut en conséquence impunément en faire l’objet d’une très violente discrimination.
Du point de vue de PinkCross et LOS, l’on ne saurait tolérer que l’exercice par les plaignants de leur droit fondamental à la protection de leur honneur et à n’être exposé à aucune forme de discrimination soit qualifié en ces termes. L’absence d’incrimination de l’homophobie en tant que telle dans le droit pénal suisse n’est pas un obstacle à l’action des plaignants, qui estiment pouvoir au moins bénéficier de la protection générale du droit pénal en matière d’atteintes à l’honneur et de protection du groupe que les personnes homosexuelles forment en tant que telles dans la société.
Dans sa décision du 29 mars 2010, le Tribunal Cantonal valaisan confirme l’irrecevabilité des plaintes uniquement en ce qu’elles portent sur le communiqué des jeunes UDC du Valais romand du 17 mai 2009. Le tribunal considère que tous les autres éléments dénoncés par les plaignants demeurent l’objet d’une instruction pénale qui reste entre les mains du Juge d’instruction valaisan.
Par conséquent, l’essentiel des plaintes déposées est considéré comme recevable et les plaignants ont requis du Juge d’instruction qu’il poursuive effectivement les faits dénoncés afin d’établir les responsabilités de toutes les personnes mises en cause.

En tous les cas, la décision du Tribunal cantonal valaisan du 29 mars 2010 peut faire l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. Les plaignants analysent l’opportunité d’un tel recours.

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Pétition « Mêmes chances pour toutes les familles » 

Le 3 juin 2009 sera annoncé en conférence de presse le lancement de la pétition « Mêmes chances pour toutes les familles ». Les signataires de cette pétition demandent au Conseil Fédéral et au Parlement d’élaborer des solutions légales qui garantissent les droits de l’enfant, indépendamment de l’orientation sexuelle et de l’état civil de leur parents, et qui donnent à tous les adultes les mêmes chances de s’engager, comme parent de substitution, pour le bien de leur enfant chaque fois que cela s’avère être la meilleure solution pour ce dernier.

Les associations fribourgeoises SARIGAI, ESSENTIEL et LAGO soutiennent le thème de la pétition « Mêmes chances pour toutes les familles ». Sur un plan fédéral le débat proposé de l’homoparentalité doit être engagé de façon ouverte avec tous les acteurs politiques.

L’homoparentalité est une réalité que l’on ne peut nier. Les associations fribourgeoises cosignataires de ce communiqué veulent apporter quelques nuances au texte de la pétition proposé.

Nous n’exigeons pas, aujourd’hui, d’obtenir des droits supplémentaires tels que l’insémination artificielle et l’adoption, mais souhaitons la reconnaissance des configurations homoparentales existantes :
- La mise sur pied d’égalité des couples de même sexe avec les couples mariés en matière de droit de parentalité.
- La mise sur pied d’égalité des enfants qui grandissent dans des partenariats enregistrés, avec les enfants qui grandissent dans des couples mariés.
- Une modification de la loi sur le partenariat prenant en considération l’intérêt et le bien de l’enfant.

Nous demandons aux institutions politiques et autres acteurs représentant la société d’initier le débat.

Les associations se tiennent à disposition pour accompagner le dialogue.

Les textes français et allemand de la pétition peuvent être trouvés sous : www.familienchancen.ch.

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Sarigai clôture son exercice 2008 sur un bilan positif 

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